Savoir recevoir

Êtes-vous prête à recevoir ?

« Évidemment que oui ! » C’est certainement ce que vous avez envie de répondre. Et c’est d’ailleurs ce que j’aurais répondu immédiatement si on me l’avait posé il y a quelques années. Mais êtes-vous sûre d’être prête à recevoir ?

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Pour recevoir, il faut s’ouvrir

Dans notre société, il est souvent bien vu de donner. Cela passe pour de la générosité, qui est une valeur reconnue par le plus grand nombre. Par contre, recevoir n’est pas si évident. Parfois, on pense être capable de recevoir, mais ce n’est en fait pas le cas. L’exemple qui m’a toujours amusée et stupéfaite est lorsque vous lancez une invitation à des personnes afin qu’elles viennent manger chez vous un dimanche : « Mais non, c’est à vous de venir chez vous. Nous sommes venus la dernière fois et c’est votre tour maintenant. » Et tant que vous n’êtes pas allée chez eux ils refusent catégoriquement de revenir partager un repas avec vous.

Pourquoi ? Quelle différence cela ferait qu’elles viennent deux, trois ou dix fois de suite chez vous avant que vous n’alliez chez elles ? J’imagine que vous avez toutes ce type d’exemple en tête car notre vie quotidienne en est truffée. En observant cela et en approfondissant la question, j’ai pris conscience de ce qui se jouait dans le fait de donner et recevoir.

Donner et recevoir

Donner nous permet de garder le total contrôle de la situation, de la relation. On peut doser, s’assurer de la qualité, de la quantité… Bref, lorsque nous donnons nous pouvons être le chef d’orchestre de ce qui circule entre nous et l’autre. Cela peut nous met dans une zone de sécurité et nous restons dans notre zone de confort.

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En donnant nous gardons le contrôle

Alors que lorsque nous recevons, nous devons nous ouvrir, devenir vulnérable et nous ne savons pas toujours ce que l’autre va nous donner. Il peut nous offrir des fleurs, un baiser, un cadeau ou des remarques acerbes, voire des coups pour certains. En nous ouvrant pour recevoir, nous pouvons souffrir.

Et c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à beaucoup d’entre nous et ce, plusieurs fois certainement. Alors que nous étions vulnérables, dans l’attente et la joie de recevoir un cadeau, nous avons pris des coups physiques, émotionnels et sur l’instant nous n’avons rien compris car nous ne pouvions pas. Peut être étions-nous trop jeunes lorsque cela s’est produit. Ou bien peut-être avons-nous tellement souffert sous l’attaque imprévue que nous nous sommes fermées. Et peut être même nous sommes nous jugées d’avoir été traitées comme cela en nous disant plus ou moins consciemment que si cela à eu lieu, c’est que nous avions un problème, quelque chose de mal en nous qui a généré ce comportement de la part de l’autre. Je m’inclus dans cette description car cela m’est souvent arrivé. Et au final, je me suis fermée à recevoir. J’ai eu trop peur de souffrir à nouveau.

Donner sans reconnaissance

Du coup, je me suis investie dans le don. Je donnais de tout, à tout le monde et sans compter :

  • Du temps ;
  • De l’énergie ;
  • Un coup de main ;
  • Des conseils ;
  • Du soutien ;
  • De l’écoute.

Bien sur sans reconnaissance parce que de toutes façons, même si les gens me remerciaient, je leur répondais : « Ce n’est rien ! ». Et éventuellement s’ils me proposaient de me payer, je répondais également : « Non merci, ce n’est rien ! »

Je donnais à 150% facilement, aisément, de bon cœur. Je dégoulinais de gentillesse et j’accablais (du moins c’est ainsi que je vois les choses des années après) les gens sous mes conseils, mes encouragements, mes bonnes actions. De toute façon, ils « pouvaient bien recevoir puisque je ne demandais rien en échange » ! Le fait de ne rien demander pour ça me permettait de déverser mes dons sur les gens sans me soucier fondamentalement d’eux, même si sur l’instant je n’en avais pas conscience.

En repensant à cela, je m’aperçois des années après que ce que je pensais être une qualité qui devait être reconnue par tous était en fait la marque d’un égo et d’un orgueil incroyable. Si vous vous reconnaissez la dedans, surtout ne vous jugez pas. Vous avez fait du mieux que vous pouviez à ce moment là.

Ceci étant, le fait de donner à tous et partout à 150 % à fait que je me suis épuisée. D’autant que je ne voulais jamais de compensation pour mes actions. J’ai pu poursuivre ce rythme infernal de don total pendant une dizaine d’années avant de m’apercevoir que je ne pourrais pas continuer tant mon épuisement était grand. C’est cette fatigue extrême qui m’a fait me remettre en question car je sentais bien que je n’y arrivai tout simplement plus. Comme quoi, le chemin du développement personnel peut commencer à cause, ou grâce à des situations très pragmatiques du quotidien.

Vous êtes au bord de l’épuisement ? Vous n’en pouvez plus ? Vous avez l’impression d’être prise « pour une pomme ? » Et si vous aussi vous donniez trop ? Et si vous le faites, vous permettez-vous de recevoir ?

Savoir recevoir

Recevoir ne concerne pas que les cadeaux, les compliments et les remerciements. C’est aussi lié à la faculté d’être ouverte et disponible à d’autres informations, d’autres modes de fonctionnement, d’autres façons de procéder.

Personnellement, pour aller vers ce chemin vers moi-même (dans lequel j’étais obligée d’aller vu que je n’en pouvais plus avec l’ancien fonctionnement), je devais m’ouvrir et recevoir de nouvelles possibilités. Bien sûr, je vous l’avoue, j’ai essayé de contrôler ce que je recevais. Pas question de souffrir. Pas question de m’ouvrir trop et trop vite.

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Lorsque l’on s’ouvre à recevoir, cela peut venir de partout

Pendant toutes ces années, j’ai pu doser ce que je recevais et le contrôler plus ou moins. Le problème du contrôle, c’est le contrôle justement. Car il empêche de recevoir de tout et de partout. Au fur et à mesure, j’ai pris de l’assurance et confiance en moi et j’ai pu m’ouvrir un peu plus chaque jour en m’appuyant sur ma force.

Maintenant je suis à la croisée des chemins. Soit je continue de contrôler encore ce que je reçois, mais si je choisie cette voie, je ne peux pas m’expanser beaucoup plus. Soit je me laisse recevoir et je m’ouvre à la possibilité de recevoir tout ce que j’ai demandé. Et ma demande est très vaste voire illimitée d’autant que cela fait maintenant plusieurs années que je fais des demandes à l’univers.

Par contre, je ne sais pas quand, où et comment cela va venir. C’est un sacré challenge et j’avoue que même si cela me fait un peu peur, j’ai bien envie de me lancer dans l’expérience. Quand je pense que beaucoup de personnes pensent que la cinquantaine est un moment de vie où le meilleur est derrière soi… pas moi. J’avoue que ce challenge m’inspire et me passionne déjà.

Et vous chère Merveilleuse, êtes vous prête à recevoir un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? Avec ou sans contrôle ? Faites moi part de vos commentaires dans l’espace ci-dessous

À tout de suite !

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