Prendre le contrôle de sa vie quand plus rien ne va

Dans un autre article, je vous parle du fonctionnement de la théorie du miroir. C’est une méthode que j’ai beaucoup utilisée et que j’utilise encore. Ceci étant, la théorie du miroir n’est pas facile, car si vous vivez des situations très difficiles voire horribles, vous pouvez vous dire que vous n’y êtes pour rien et que, si vous aviez le choix, vous vivriez surement autre chose.

Je le sais, je me le suis dit plusieurs fois. Surtout dans les situations extrêmement difficiles que nous avons traversées mon mari et moi pendant 10 ans. « Comment alors que je sais que c’est moi qui crée ma vie, puis-je être en train de vivre ce cauchemar ? Et en plus, comment se fait-il qu’il dure aussi longtemps ? », me suis-je demandé plus d’une fois. Je ne comprenais plus rien… Au départ, je me suis jugée, invalidée, critiquée pour ces délais incroyablement longs. J’avais beau libérer encore et encore, rien ne bougeait. Et comme je ne comprenais pas ce qui se passait, je pensais que quelque chose n’allait pas chez moi.

Laisser le temps au temps

En fait, avec le recul, j’ai pris conscience que certaines libérations sont longues voire très longues à effectuer car tel un oignon, il y a plusieurs couches qui se superposent. Cela prend du temps et fait partie du chemin. Certaines personnes ont très peu à libérer, d’autres ont énormément de choses qui les encombrent et qui doivent être libérées avant que la manifestation puisse se voir.

oignon merveilleusement imparfaite
Parfois, il y a plusieurs couches à libérer telles les peaux d’un oignon.

C’est pourquoi, si c’est votre cas, soyez douce envers vous-même et ne vous comparez pas aux autres. Chacun va au rythme qui est le sien. Malheureusement, vous ne pouvez pas forcément savoir au départ la quantité de choses que vous avez à libérer. Et c’est tant mieux.

Je vous avoue que si j’avais su un seul instant que cela aurait pris autant de temps et aurait eu autant de rebondissements, je n’aurais pas eu la force de continuer ni même de commencer. Je serais restée dans une vie « bof » et limitée. Alors que là, jour après jour, semaine après semaine, libération après libération, tout s’est nettoyé et je vis chaque jour une vie merveilleuse. Je suis dans la gratitude que cela n’ait pris que dix ans au final. Cela peut paraitre long mais qu’est ce dix ans sur une vie ?

Je ne suis plus du tout la même personne grâce à ces expériences. De plus, avant, je me serais aussi permis de juger les personnes qui ne s’en sortent pas et qui tournent en rond dans leur problématique. Je me serais même autorisée à leur donner des conseils… Ce qui m’a complètement lâché. Mon égo et mon orgueil ont beaucoup souffert pendant ces années, mais au final c’était nécessaire.

Bienveillance, compassion et soutien

Il est importance de faire preuve de bienveillance, compassion et soutien envers vous-même, surtout si vous vivez des situations difficiles qui ne vous conviennent pas. J’ai remarqué que beaucoup de personnes, surtout celles qui sont en développement personnel, se maltraitent beaucoup. Elles se jugent, se critiquent, s’invalident souvent, surtout quand elles vivent des situations qui ne leur conviennent pas et qui sont souffrantes. Elles ont souvent une analyse de leur situation et se jugent avec cela.

Par exemple :

« Si je n’y arrive pas, c’est parce que je suis encore en colère contre mon père et que je n’ose pas prendre ma place. Du coup, mon activité ne décolle pas ».

Et la personne se juge, se critique et s’invalide sur cela.

« Je suis thérapeute, je propose du développement personnel et pourtant je n’arrive pas à gagner de l’argent avec mon travail. Je me sens nulle ! ».

Ou

« Je suis pourtant énergéticienne et je n’arrive pas à me guérir de telle pathologie ! Je ne devrais pas ne pas y arriver ».

Du coup elles forcent, se jugent, se critiquent, car elles voudraient y arriver plus vite, différemment, plus facilement… Mais en fait, tout cela fait partie du processus et parlons clairement : si elles avaient pu y arriver, elles y seraient arrivées. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez elles, mais peut être qu’il y a encore à libérer à l’intérieur d’elles.

jugement merveilleusement imparfaite
Certaines personnes se jugent et s’invalident parce qu’elles n’y arrivent pas comme elles le souhaiteraient

La difficulté d’être responsable de sa vie

La difficulté lorsque vous utilisez cette technique du miroir, c’est que vous devenez la créatrice de votre vie. Vous pouvez alors prendre conscience que vous avez la capacité de créer la vie qui vous convient, même si en ce moment ce n’est pas le cas. Accepter d’être responsable de sa vie à 100 % est très difficile. Cela veut dire que vous prenez à 100% la responsabilité de ce que vous vivez.

J’entends déjà un tollé de protestation. Mais personnellement je trouve cela très puissant, car en fait, si quelque chose ne me convient pas, j’ai tout le loisir de le transformer et de créer autre chose. Si je ne suis responsable de ma vie qu’à 90 % voire 95 %, et que le reste n’est pas de mon ressort, cela veut dire (c’est ma croyance) que je n’ai pas de pouvoir sur ma vie pour les 10 % ou 5% qui restent. Personnellement, ça me limite. Et même si je ne comprends pas toujours le pourquoi du comment de ce que je vis, je veux absolument garder la croyance que je suis responsable à 100% de ce que je vis.

Responsable versus coupable

Il y a une grande différence entre être responsable et être coupable. Vous vivez des moments divers, certains sont difficiles, c’est votre création. Vous pouvez agir sur divers plans (physique, mental, émotionnel) pour que cela change et se transforme.

Parfois, certaines situations remontent à la surface. Selon moi, c’est parce que c’est le moment pour elles de se libérer. Cela ne veut absolument pas dire que vous êtes coupable de quoi que ce soit.

Coupable, selon le dictionnaire : qui a commis une faute. Blâmable, condamnable

Responsable, selon le dictionnaire : qui doit rendre compte de sa politique (droit). Qui doit réparer les dommages qu’il a causés.

Dans la culpabilité il y a une notion de faute, ce qui n’est pas le cas dans la responsabilité.

Changer sa façon de voir les choses

Si vous ne pouvez pas changer votre situation, changez votre regard. Bien sur, si vous avez une maladie grave comme un handicap de naissance, vous ne pourrez pas changer cela, mais vous pouvez changer votre regard sur ce que vous vivez. Et vous pourrez prendre ce paramètre comme un atout, un outil qui vous permettra de grandir et de développer des facettes de vous que vous n’auriez même pas pensé utiliser.

J’ai eu la chance de faire mes études d’infirmières à l’hôpital de Garches, hôpital réservé en particulier aux grands blessés de la route. Y étaient soignés beaucoup de personnes, souvent jeunes, qui avaient perdu l’usage d’un ou plusieurs membres de leur corps suite à un accident de la route. Croyez-moi, la pitié n’avait pas sa place dans cet endroit. Ces personnes étaient amenées à utiliser leurs ressources intérieures et extérieures pour se créer leur nouvelle vie avec un corps différent de celui qu’ils avaient avant.

« Tu ne peux pas courir, joue au basket en fauteuil roulant ».

« Tu veux apprendre la guitare : trouve comment faire en utilisant ta main même si tu as des doigts en moins… ou joue d’un autre instrument ! »

Et ainsi de suite.

sportif handicapé merveilleusement imparfaite
Il est toujours possible d’utiliser ses ressources pour faire ce que l’on aime, même si cela ne ressemble pas à ce que font ou vivent la majorité des gens

Le plus difficile pour ces personnes, une fois passées les premières étapes de vivre dans un corps très différent, était le regard des autres, des gens bien portants qui avaient pitié d’eux et les plaignaient intérieurement. Ce qui transparaissait sur leur visage malgré eux. Mais ces personnes entre elles vivaient normalement, avec un corps différent, c’est tout. Et tout le monde étant bien avec cela, il n’y avait pas de problèmes particuliers (hormis ceux liés à leur pathologie, ce qui était suffisant).

Quel regard pourriez-vous avoir sur votre vie actuelle ?

  • Comment pouvez-vous être là où vous êtes aujourd’hui, reprendre du pouvoir dans votre vie ?
  • Même si votre situation ne vous convient pas ou est carrément calamiteuse, que pourriez-vous faire, penser, créer qui vous amènerait vers la vie que vous voulez vivre ?
  • Si vous changiez votre regard sur ce que vous vivez, quelle différence cela fera ?
  • Si ce que vous vivez actuellement était nécessaire pour que vous puissiez accéder à une facette plus grande que vous ?
  • Et s’il y avait quelque chose de positif dans tout cela, qu’est ce que ce serait ?

Je vous invite à commencer la tout de suite à aller dans la direction de la vie que vous voulez créer. Je vous suggère de répondre à ces questions et de mettre en place les réponses que vous avez obtenues.

Prenez-soin de vous car rappelez-vous, vous êtes la personne la plus importante au monde pour vous. Et je vous invite à cesser de croire immédiatement que vous n’êtes pas suffisamment spéciale pour avoir de la valeur. Le monde a besoin de vous telle que vous êtes… avec votre merveilleuse imperfection.

Faites moi part de vos questions est commentaires ci-dessous.

À tout de suite !

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner en copie aux conditions suivantes :

  • qu’il ne soit pas coupé ;
  • qu’il n’y ait aucune modification de contenu ;
  • que vous fassiez référence à Merveilleusement imparfaite ;
  • que vous mentionnnez le nom de Marie Christine Provost.

4 thoughts on “Prendre le contrôle de sa vie quand plus rien ne va

  1. Merci madame pour vos conseil et information, moi aujourd’hui j’ai 40 ans je suis en couples et ma vie ne me satisfait pas… je suis tout le temp déprimé et je culpabilise de tout et j’ai peur d’être rejeté voilà mon quotidien . Je pense que j’ai besoin de changement mais j’ai peur de me tromper voilà… merci

    1. Bonjour Sandy,

      Merci beaucoup pour votre message. Je suis navrée du temps que j’ai mis à vous répondre.
      C’est normal que le changement vous fasse peur. Le cerveau (de tout le monde) adore les habitudes et préfère vous voir rester dans une situation même difficile que de changer pour le mieux. C’est son fonctionnement. Mon conseil : commencez un pas à la fois à mettre des petites choses en place dans votre vie. Des petits changements qui vont vous donner de plus en plus de joie et de bonheur. Commencez un pas après l’autre, jour après jour à vous donner le meilleur, à la merveilleuse personne que vous êtes. Et au final, vous verrez que le changement va se mettre en place tout doucement mais inexorablement.
      Je vous souhaite le meilleur

  2. Bonjour,

    J’ai bien lu votre article mais je me sens dans une impasse dont je n’arrive plus à sortir dirait on suite à une peine de cœur qui me met dans un tel état que je fuis les gens et ne les supporte plus d’une manière générale.

    1. Bonjour

      Je suis navrée du délai mis à vous répondre.
      Claudia, si cela ne s’est pas arrangé depuis votre message, pensez à vous faire aider par une personne compétente. En effet, les peines de cœur peuvent être très souffrantes. Il est normal après une rupture de vouloir se refermer sur soi et il faut laisser « le temps au temps » pour guérir et passer à autre chose. Cela va se faire à un moment mais prenez soin de vous. Sentez où est votre limite et n’essayez pas de tout faire seule si vous sentez que vous n’y arrivez pas.
      Je vous souhaite le meilleur.

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